Cinéma

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mardi 16 décembre 2014

Magic In The Moonlight

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Les Espagnols, comme les Français, sont fans de Woody Allen. Qui plus est le réalisateur de 79 ans, qui n'a pas peur de se répéter (ou, plus juste, qui ne peut s'en empêcher) séduit toujours, c'est miraculeux. Après Blue Jasmine, Magic In The Moonlight peut sembler plus "faible", ou mineur. Mais, comme souvent chez Woody Allen, il a gagné en légèreté sans verser pour autant dans le superficiel. Son histoire de médium lunaire confrontée à un magicien rationnel et imbu de sa personne a quelque chose d'attendu. On sait à peu près où on nous mène mais, contre toute attente, on se laisse porter. Aussi étrange et incroyable que la mésaventure du personnage incarné par Colin Firth. Dans son cheminement un brin pervers, lui, double transparent du cinéaste, il nous amène à partager ses tourments – et ses doutes. Et, abracadabra, la joie demeure. En espagnol, l'illusion (ilusión), c'est aussi l'espoir…

lundi 15 décembre 2014

Mostra de Cinema Italià de Barcelona

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Suite et fin du festival de cinéma italien à Barcelone (GRATUIT, mais places limitées). Huit films inédits en Espagne, et primés dans différents festivals cette année (Cannes, Venise, Londres, Toronto…), auront été projetés durant cette troisième édition organisée aux cinémas Verdi jusqu'au jeudi 18 décembre. Parallèlement à cette sélection sont proposés des courts métrages et une sélection de films également inédits sur le thème Cinéma italien et immigration. Les invitations (pour deux personnes) sont à retirer sur place le jour de la projection, à 17 heures. Mieux vaut venir en avance car l'événement est très convoité…
Mostra de Cinema Italià de Barcelona, jusqu'au 18 décembre.

vendredi 12 décembre 2014

St. Vincent

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Dans la catégorie "film sans génie mais qui fait du bien l'hiver", on aime bien celui de Theodore Melfi, son premier. St. Vincent, c'est fait exprès, fera plaisir aux fans de Bill Murray qui ne se sont pas toujours pas remis d'Un jour sans fin et guettent régulièrement son twitter rempli d'hilarants aphorismes. Le film entier est bâti autour de ce personnage principal affreux, sale et méchant mais qui va se révéler (évidemment) de moins en moins odieux grâce à son nouveau voisin de 10 ans. Un ange, une brute, et des personnages secondaires qui pourraient tout aussi bien être principaux (Naomi Watts est géniale en "lady of the night" au délicieux accent russe)… Truculent mais piégé par les bons sentiments, St. Vincent pèche finalement par manque de méchanceté. C'est dommage, pas dommageable puisque le plaisir demeure.

A voir en salles à Barcelone et sur Netflix en France.

jeudi 11 décembre 2014

Mommy

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On pensait qu'on l'aimerait, on avait envie de l'aimer. Mais non, rien à faire, on n'a vraiment pas adoré le Mommy de Xavier Dolan. On, c'est moi, mais en relisant le concert de louanges que le jeune "prodige" a reçues, on se sent un peu moins seuls à la troisième personne. On se dit qu'on a raté quelque chose, que c'est pas possible de pas aimer Mommy. On a même peur de dire à quel point on a apprécié ses anciens films, mis à part celui d'avant (Tom à la ferme), de peur de passer pour un snob élitiste pour qui c'était – forcément – mieux avant, quand personne ne les voyait, ses films. Mais non, nous aussi, comme Xavier Dolan, on a adoré Titanic de James Cameron (et même Avatar !) et on a même été ému par son discours larmoyant à Cannes. Il va falloir maintenant s'expliquer sur le pourquoi. Pourquoi on n'est pas tombé en amour avec Mommy. Et là, étrangement, on a envie de s'abstenir. Car Mommy a beau être agaçant, bien trop explicite pour séduire, on se dit qu'il n'existe pas pour rien. Qu'on peut même, à bien y réfléchir, lui accorder un ou deux moments de beauté que le trop-plein d'intentions n'a pas réussi à noyer dans les effets "choc" de la mise en scène et la direction appuyée d'acteurs. Attention, c'est du lourd, à faire saliver les vedettes d'Hollywood en mal de prix d'interprétation. Comme son personnage principal, le film quémande un amour qu'il a reçu à l'origine de toute évidence, mais qu'il défie sans cesse, pour mieux le questionner. Pour certains, ça marche et c'est bouleversant. Mais on a beau aimer l'excès, le lyrisme et le drame, on repassera pour les larmes.

vendredi 5 décembre 2014

Cine Low Cost

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C'est cheap, c'est même gratuit, sans être au rabais. Cine Low Cost, soirée consacrée au cinéma à l'Arts Santa Monica des Ramblas, propose des projections de courts, moyens et longs métrages et des tables rondes. Ce rendez-vous prisé des cinéphiles mélange nouveautés et classiques du cinéma espagnol. Avec notamment, ce vendredi 5 décembre, à 18 h 30, Searching for Meritxell de Burnin’ Percebes, comédie romantique – hétéro – où n'apparaît pas la dulcinée. L'équipe du moyen métrage sera présente. Le reste de la soirée est dédiée à Pedro Almodóvar et à son délirant Dans les ténèbres (1983). Masterclass à 20 heures puis projection du film à 21 heures. Pour conclure la soirée, Elsa de Alfonso y los Prestigio revisitent l'univers du cinéaste en musique. La movida, quelque 30 ans après…
Cine Low Cost, Arts Santa Mònica (La Rambla,7).

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