jeudi 30 octobre 2008
Poni Hoax
Par Julien Grunberg, jeudi 30 octobre 2008 à 19:56 :: Musique

Quand il fait déjà noir à l’heure du thé, qu’un crachin régulier et tenace s’infiltre au creux de l’anorak mal boutonné, qu’un vent malin vous souffle à la face, faisant tournoyer écharpe et cheveux (pour ceux qui en ont), quand la crise bat son plein et que les bonnes nouvelles font les radasses, qu’avez-vous envie d’entendre pour vous égayer un chouya ? Personnellement, j’aime faire coïncider mes humeurs et la musique que j’écoute. Si je suis gai et léger comme un pinson, j’opte pour le dernier Goldfrapp (Happiness, notamment, fait très bien l’affaire) voire un vieux Kate Bush haut perché. Mais quand le ciel est bas et lourd et le moral pas mieux loti, je me tourne vers des choses tristes, mélancoliques, voire plombantes. Dans ces cas-là, rien ne sert de forcer, la musique n’est pas un antidépresseur, ça se saurait. Elle peut en revanche faire figure d’anxiolytique. Mais là n’est pas le propos. Le propos de ce jeudi noir est de vanter les mérites d’un groupe en phase avec mon état d’esprit. Ce groupe, je viens seulement de le découvrir avec quelques années de retard, c’est Poni Hoax. Des Français qui chantent en anglais et sonnent comme des Anglo-saxons. Je ne vais pas leur reprocher car sonner français, à part peut-être en musique électronique, n’est pas la plus grande des qualités actuellement. Poni Hoax chante bas, mêle guitares et sons synthétiques, mais malgré sa morosité et ses réminiscences cold wave il a une identité propre et un sens des contrastes qui l’extirpe de l’ennui et de toute sinistrose. Eh oui, danser et faire la gueule en même temps, c’est possible, la preuve en images :











