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mardi 7 octobre 2008

The Virgins


Un groupe new-yorkais qui mérite qu'on s'y attarde !! The Virgins, du rock funky qui rappelle Franz Ferdinand, voire Duran Duran pour les fans des années 80. Programmés au prochain festival des Inrocks, les jeunots dans le vent risquent d'être vite déflorés, si ce n'est déjà fait. Déflorer, c'est dépuceler mais aussi enlever la fraîcheur... Un groupe en chassant vite un autre dans ce monde de brutes, The Virgins est un nom tout trouvé pour affronter la masse média, celle qui crée le buzz avant de s'en détourner, et leurs chansons ont le potentiel nécessaire pour se hisser hors du lot et s'inscrire dans la durée. Mélodique, puissant, sexy, moi, le phénomène Virgins, je prends...


Découvrez The Virgins!


Luxe et pacotille


New York me poursuit, ou bien c'est moi. En tout état de cause, elle se rappelle régulièrement à mon souvenir. En effet, après avoir découvert Jeff Koons au sommet du Met, en plein Central Park, je l'ai retrouvé le week-end dernier au palais de Versailles. Les petits-bourgeois de la commune s'offusquent de la présence de ces "horreurs" dans ce temple de la noblesse et du classicisme. D'autres s'indiffèrent, trouvant ça tout simplement "moche" ou sans intérêt. Moi, je trouve ça plutôt plaisant, souvent pertinent et impertinent. Dans le déluge de luxe, la préciosité des étoffes, des lustres et des ors, un peu de plastique a l'avantage de remettre les idées en place, de réveiller le regard. Versailles multiplie les excès, la débauche de moyens à l'attention du roi, lui rendant indirectement ou non hommage dans chacune de ses chambres, chaque couloir : murs, plafonds, parquets, tout est uniformément parfait. A la longue, cette perfection peut devenir lassante. Alors, quand l'autoportrait Koons, un buste de marbre assez laid, trône au milieu du salon d'Apollon, c'est comme un juste retour des choses. Koons squatte Versailles, il repartira avec ses babioles et bibelots avant Noël et en attendant il a bien le droit d'afficher sa mine fière dans les salons royaux, puisqu'il a directement imprégné les lieux de son art. C'est vrai qu'il vole un peu la vedette aux Louis, c'est lui qu'on photographie, lui qui fait pousser des "ah" et des "oh" aux visiteurs, mais c'est aussi grâce à lui qu'on a envie de voir ou revoir le château, d'apprécier ses chefs-d'oeuvre, et qu'on remarque certains détails d'habitude noyés dans le faste d'ensemble.

Elle est pas belle, la vie ?