Voici venu le temps de Passion Pit, le groupe qui emballe les critiques au goût "sûr", de Technikart à Libération. C'est vrai qu'avec leurs frais minois, leurs expressions joviales et un premier album, Manners, censé, dixit Passion Pit lui-même, "explorer le sentiment de l'euphorie", en dire du mal vous fait aussitôt passer pour le rabat-joie de service. Eh bien, à l'écoute de sa musique estampillée "branchée" qui évoque à la fois Justice, MGMT ou même Phoenix, j'endosse volontiers le rôle du sinistre personnage qui n'a rien compris. Certes, il y a chez ce groupe du savoir-faire et quelques trouvailles qui, une fois remixées, sauront, on n'en doute pas, enflammer le dancefloor. Sans surprise, Calvin Harris vient d'ailleurs de s'y coller. Mais son manque d'originalité flagrant et les aigus insupportables de la voix du chanteur ne sont pas près de me faire aimer Passion Pit, qui emprunte son nom à un porno des années 1980 (parce que, forcément, c'est trop cool d'être décalé...).

Le clip de Sleepyhead :


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