mardi 2 juin 2009
Sébastien Schuller
Par Julien Grunberg, mardi 2 juin 2009 à 11:55 :: Musique

Hier soir à Paris, Sébastien Schuller donnait un petit concert au Truskel, une répétition avant la Cigale prévue pour le 18 juin. Je ne pourrai pas en parler puisque hier soir, je me trouvais au Point Ephémère, au concert de Jeremy Jay, ce jeune Californien dont j'ai déjà dit du bien et qui confirme en live l'impression laissée par ses albums. Dans l'atmosphère moite et enfumée de la salle (pas de cigarettes mais des machines à fumée) Jeremy, avec ses deux musiciens, a réussi avec un minimum de moyens à créer une véritable ambiance, à la fois langoureuse et sautillante, où l'esprit de la new wave resurgissait sans pour autant faire dans le pastiche. Il y a aussi une certaine économie de moyens chez le Français Sébastien Schuller qui suggère, en retenue, malgré la richesse instrumentale du dernier album Evenfall, mélancolie et rêverie. On pense à Perry Blake dans le chant et l'orchestration, à Yann Tiersen pour certaines envolées lyriques, à Radiohead ou même à Mercury Rev sans l'artillerie lourde. Le chant, en pointillé et en anglais, n'est qu'un élément parmi d'autres où le paysage, tour à tour désolé ou plus habité, s'habille de contrastes qui émaillent ce voyage onirique à suivre de préférence à la nuit tombée, la tête pleine d'images. En attendant, voici celles de la chanson Weeping Willow, extraite de son album précédent, Happiness.
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