Si je n'avais pas l'âge que j'ai ni suivi la filmographie de Bruno Podalydès, j'aurais sans doute fait l'impasse sur Bancs publics, sa dernière comédie à l'affiche. Je n'aime pas ce qu'on appelle les films dits "chorale" (pardon mais c'est un peu une expression à la con, je trouve...), encore moins ceux qui accumulent les têtes d'affiche pour plaire au plus grand nombre et sans prise de risque aucune. Bancs publics n'hésite pas à jouer la surenchère au niveau du casting, en convoquant de nombreuses stars pour quelques répliques mais aussi les habitués de la "famille" Podalydès, comme Isabelle Candelier, de loin la plus drôle et plus douée, avec l'autre Podalydès, Denis, dans le rôle principal. Sans surprise, le côté gratin de stars ne m'a pas vraiment séduit, à l'exception de Chantal Lauby et Catherine Deneuve, parfaites. Mais cette histoire de solitude urbaine, qui interpelle les personnages de la première partie du film (la deuxième moitié, à quelques exceptions près, est laborieuse et poussive), manque un peu d'excès et de folie à mon goût. Après Versailles Rive gauche et Dieu seul me voit, cette suite versaillaise génère un rire triste, presque convenu, et souffre d'une sérieuse baisse de régime dans son rythme. J'attendais mieux du réalisateur, dont les anciens films m'ont fait rire de bout en bout, bien que l'on retrouve encore ce mélange de farce, de tragi-comique et d'émotion propres à son cinéma. Cette fois c'est un cran en dessous : pas mal mais pas plus que ça.