Hier après-midi, gris, froid et pluvieux, petite entorse avec les (mauvaises) habitudes. Je décide d'aller voir un petit film français méconnu dans une petite salle indépendante située à deux pas de chez moi, le Brady. Jean-Pierre Mocky possède ce cinéma d'un autre âge où il diffuse ses propres films, mais surtout des classiques et notamment quelques merveilles repêchées de plus ou moins longtemps. Parmi elles, Donne-moi la main, sorti en février, soit une éternité. L'histoire troublante de deux frères jumeaux, en chemin vers l'enterrement de leur mère, en Espagne, qui vont se révéler à eux-mêmes au gré de leurs rencontres sur la route. Peu de dialogues dans ce ce road-movie physique et sensuel qui privilégie le langage des corps. Evidemment on est plus dans la contemplation que dans l'action mais de mon point de vue il faudrait être un monstre de froideur pour résister au voyage sensoriel offert par Pascal-Alex Vincent, cinéaste à suivre de près.


Donne-moi la main est à l'affiche du Brady au moins jusqu'à mardi prochain.