Le Pitch.com

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jeudi 30 octobre 2008

Poni Hoax



Quand il fait déjà noir à l’heure du thé, qu’un crachin régulier et tenace s’infiltre au creux de l’anorak mal boutonné, qu’un vent malin vous souffle à la face, faisant tournoyer écharpe et cheveux (pour ceux qui en ont), quand la crise bat son plein et que les bonnes nouvelles font les radasses, qu’avez-vous envie d’entendre pour vous égayer un chouya ? Personnellement, j’aime faire coïncider mes humeurs et la musique que j’écoute. Si je suis gai et léger comme un pinson, j’opte pour le dernier Goldfrapp (Happiness, notamment, fait très bien l’affaire) voire un vieux Kate Bush haut perché. Mais quand le ciel est bas et lourd et le moral pas mieux loti, je me tourne vers des choses tristes, mélancoliques, voire plombantes. Dans ces cas-là, rien ne sert de forcer, la musique n’est pas un antidépresseur, ça se saurait. Elle peut en revanche faire figure d’anxiolytique. Mais là n’est pas le propos. Le propos de ce jeudi noir est de vanter les mérites d’un groupe en phase avec mon état d’esprit. Ce groupe, je viens seulement de le découvrir avec quelques années de retard, c’est Poni Hoax. Des Français qui chantent en anglais et sonnent comme des Anglo-saxons. Je ne vais pas leur reprocher car sonner français, à part peut-être en musique électronique, n’est pas la plus grande des qualités actuellement. Poni Hoax chante bas, mêle guitares et sons synthétiques, mais malgré sa morosité et ses réminiscences cold wave il a une identité propre et un sens des contrastes qui l’extirpe de l’ennui et de toute sinistrose. Eh oui, danser et faire la gueule en même temps, c’est possible, la preuve en images :

lundi 27 octobre 2008

Iceland rocks !

Quand deux de mes idoles favorites de tous les temps se retrouvent ensemble sur scène, cela donne ça :

http://video.nationalgeographic.com/video/player/music/genre-wm/indie/sigur-ros-bjork-gobbledigook-live-wm.html

Takk takk takk...

mardi 7 octobre 2008

The Virgins


Un groupe new-yorkais qui mérite qu'on s'y attarde !! The Virgins, du rock funky qui rappelle Franz Ferdinand, voire Duran Duran pour les fans des années 80. Programmés au prochain festival des Inrocks, les jeunots dans le vent risquent d'être vite déflorés, si ce n'est déjà fait. Déflorer, c'est dépuceler mais aussi enlever la fraîcheur... Un groupe en chassant vite un autre dans ce monde de brutes, The Virgins est un nom tout trouvé pour affronter la masse média, celle qui crée le buzz avant de s'en détourner, et leurs chansons ont le potentiel nécessaire pour se hisser hors du lot et s'inscrire dans la durée. Mélodique, puissant, sexy, moi, le phénomène Virgins, je prends...


Découvrez The Virgins!


mercredi 1 octobre 2008

Cazwell


Mon dernier billet post new-yorkais mentionnait brièvement une certaine soirée passée dans un bar de Midtown, plus précisément dans le quartier prénommé Hell's Kitchen. Tout un programme. Le bar s'appelle le Posh et j'avais apprécié, comme je le raconte dans ce même billet, la musique que le DJ passait. Si je n'ai pas mentionné le nom du DJ, ni même son existence, ingrat que je suis, je ne l'avais pas moins remarqué, lui, et gardé son visage dans un coin de mon esprit. Aussi, quelle n'a pas été ma surprise de le retrouver dans le dernier numéro de Têtu qui, je le concède, est un spécial USA. Mais le pays est vaste, et NY n'est pas tout à fait une ville de province, comme l'affirme avec beaucoup de mauvaise foi le journaliste Patrick Thévenin : donc oui, j'insiste, j'ai été étonné de reconnaître ce fameux Cazwell, que je peux dorénavant identifier grâce au magazine. Son titre I Seen Beyoncé at Burger King fait un carton sur le Net et il faut bien dire qu'il est plutôt réjouissant, entre esthétique pop art et esprit irrévencieux... A juger ci-dessous :