Le Pitch.com

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dimanche 31 janvier 2010

Marina and the diamonds


Copyright Rankin

Avertissement à la populace : si Marina and the diamonds, déjà plébiscités en Angleterre, public et critiques confondus, ne connaissent pas le même destin en France courant 2010, je m'exile ! Voilà, c'est dit. Moi, le grand fan de Kate Bush, qui suis si peu sensible à ses innombrables émules, de Tori Amos à Emilie Simon, je vois en la Gréco-Galloise Marina la seule héritière, digne de ce nom, de son esprit, de sa fougue et de sa folie.
Pour revenir à des détails plus prosaïques, j'ajouterai simplement que la sortie du premier album de Marina and the diamonds, The Family Jewels, est prévue pour le 22 février prochain. Mais son MySpace dévoile quelques-unes de ses tueries électro-pop new wave qui défient mieux l'hiver qu'un Lexomil, voire dix. Exit les Shakira, Ke$ha et autres Lady Gaga, place à Marina - du moins pour celles et ceux qui ont un peu de goût.

lundi 25 janvier 2010

Delphic


Une des dernières découvertes du label Kitsuné, les Anglais de Delphic et leur pop électro s'imposent déjà en dignes hériters de New Order ou Underworld. Les fans de Cut Copy ou Friendly Fires apprécieront. Personnellement, je suis très emballé.
Album en écoute sur Deezer.

MySpace Delphic

Lien YouTube

vendredi 8 janvier 2010

Lhasa


C'est avec un retard indigne que je souhaite aujourd'hui rendre hommage à Lhasa, partie trop vite le premier jour de cette année 2010. Comme beaucoup de gens, j'ai beaucoup pleuré, rêvé et même dansé sur les chansons apatrides de La Llorona, son premier album. Je le réécoute toujours avec la même émotion...

jeudi 10 décembre 2009

Yann Tiersen à La Maroquinerie


Une heure et quinze minutes, debout dans l'atmosphère suffocante d'une Maroquinerie surchauffée et pleine à craquer. Une bière, le ventre creux et c'en est trop pour moi. Juste après le rappel, je suis à deux doigts de m'effondrer. Ce que j'évite soigneusement en titubant le plus dignement possible vers la sortie, ratant ainsi le dernier quart d'heure tiersenien. Est-ce un avertissement pour moi qui ai passé l'âge des concerts rock où la moyenne d'âge voisine autour de 25 ans ? Je ne suis pas le seul à partir avant la fin. Pour d'autres raisons, que je soupçonne d'être directement liées au concert et à la quantité impressionnante de décibels prises dans nos oreilles, je les vois courir vers la sortie. Près de moi, un couple porte des boules Quiès. De l'autre côté, un vieux dans mon genre (je veux dire plus de 30 ans) tente de sauver son audition, ou ce qu'il en reste, une main calée de chaque côté du visage. Je me dis que les amoureux d'Amélie Poulain sont un peu décontenancés. Ce n'est pas exactement mon cas, j'ai déjà entendu Yann Tiersen se prêter à des audaces soniques lors d'un précédent concert à l'Elysée Montmartre. Je m'étais d'ailleurs presque ennuyé ce soir-là, où le musicien génial brillait plus par la technique que par la musicalité. Rien à voir avec le concert de ce soir, qui réussit le grand écart entre envolées lyriques, déploiement électrique et même électronique. Je n'ai jamais entendu Yann Tiersen sonner comme ça tout en reconnaissant son style unique. Certes, lui et ses musiciens font pas mal de bruit mais au final c'est harmonieux et pas bourrin pour un sou. A part quelques accalmies, il s'éloigne de la douceur qu'on lui connaît et va vers plus de virulence. Comme une envie de casser l'image parfois lisse qui colle, à tort, à sa musique. Cette fois, la prise de risque est réelle, palpable, ne serait-ce que par le pied-de-nez qu'il fait en se produisant dans une salle minuscule, sans nouvel album à vendre, mais aussi un peu partout (dans quelques jours il jouera en Russie). J'essayerai de mieux me tenir la prochaine fois - et j'avoue, un confortable fauteuil à l'Olympia fera très bien l'affaire...
Extrait :

mardi 1 décembre 2009

Elizabeth Fraser


Un court instant de battre mon coeur s'est arrêté lorsque j'ai vu s'afficher sur mon écran la nouvelle aussi improbable qu'inattendue. Elizabeth Fraser, ex-chanteuse des Cocteau Twins, groupe new wave cultissime des années 80-90, revient au monde avec un single, Moses. Pour autant, il n'y a pas lieu de crier victoire puisque rien ne permet d'affirmer que la chanson, étrange tango transcendé par le chant cristallin de Liz, sera bientôt suivie d'un album. Et puis, on doit la sortie de Moses à la mort récente de Jake Drake-Brockman, ancien clavier d'Echo and The Bunnymen mais également ami de la chanteuse et de son compagnon, Damon Reece, qui ont ainsi souhaité lui rendre hommage. Un mal pour un bien, donc. Autre étrangeté, la si discrète Liz Fraser vient de se confier longuement dans le Guardian. Or dans cette interview (passionnante pour les fans), elle évoque notamment la relation passionnée et contrariée qu'elle a eue avec Jeff Buckley, peu avant sa mort, mais aussi leur duo qui circule, contre sa volonté, sur le Net. Soit deux des plus belles voix de la pop réunies le temps d'un titre certes inabouti, comme elle le regrette, mais dont intensité et l'émotion ne devrait pas la faire rougir, loin de là...



lundi 23 novembre 2009

Vampire Weekend


Un avant-goût de ce que réserve Vampire Weekend, une des révélations rock de l'année 2008, pour leur deuxième album à paraître en janvier prochain. Le clip est aussi rafraîchissant que le single, le dénommé Cousins. Des cousins américains pareils, faussement sages et réellement surprenants, j'adopte tout de suite...

MySpace

jeudi 19 novembre 2009

The Shoes


Je ne prends pas beaucoup de risque en disant que The Shoes a de fortes chances, prochainement, de faire parler de lui - ou d'elles. Et si ce duo électro-pop de Reims, comme l'est Yuksek, met un peu de temps avant de s'imposer ici, nos voisins anglais nous montreront sans doute l'exemple en louant leurs mérites dans le genre sautillant mais subtil qui leur plaît tant. Album à paraître au printemps 2010.

MySpace The Shoes

vendredi 13 novembre 2009

Florence and The Machine


Au mois de mai de l'année 2008, j'assistais au concert de MGMT au Bataclan et découvrais, médusé, une jeune inconnue aujourd'hui sous le feu des projecteurs : Florence and The Machine. Elle m'avait inspiré à l'époque les quelques lignes que je reproduis ici : " ... première partie un brin hystérique qui m’a réveillé de la torpeur dans laquelle baignait la salle, surchauffée et moite dès le début. Florence and the Machine, c’est un peu le versant azimuté et punk (grindcore, disent-ils) d’une Feist : musique et prestation décomplexées chaleureusement accueillies par le public et moi-même, applaudissant de mes deux grandes mains tout en me demandant si la jeune fille est dans son état naturel, tout le temps comme ça, ou simplement en représentation. Une heure plus tard, en plein show de MGMT, lorsque Florence surgit au-dessus de la mêlée de mains des pogoteurs tout en prenant des poses de princesse, j’ai ma réponse : cette fille est complètement jetée et mon amour naissant pour elle grandit d’autant."

MySpace Florence and The Machine

vendredi 6 novembre 2009

Playlist du 06/11


Photo Wild Beasts

Parce que j'ai pris pas mal de retard, tout en ayant repéré quelques nouveautés dignes d'intérêt, j'ai décidé de sacrifier à l'ordinaire et faire comme tout le monde : une playlist. Pas de blabla sur les artistes, juste des vidéos en vrac et en toute subjectivité. Alors, que contient ma hotte cette semaine ?

Richard Hawley, une voix de velours et des ballades romantiques et sans artifice, du raffinement, de la douceur, à tomber.



Dans un genre peu éloigné, je ne me lasse pas de la voix de Hope Sandoval, l'ex-chanteuse Mazzy Star, et de ses chansons atemporelles, comme suspendues dans l'air, qui agissent comme un charme.



Encore un artiste qui fait dans la douceur et ne risque pas de réveiller cette playlist très automnale : Atlas Sound, signé chez 4AD. Chant et atmosphère fantomatique mais dont la sensibilité et la musicalité extrêmes le garde de tout minimalisme ou monotonie.



Enfin, et merci Alice, Wild Beasts et la voix androgyne et haut perchée de son chanteur (à la Antony), qui parvient à contenir son excès naturel et ses débordements dans un environnement subtilement rock, qui rappelle notamment Interpol en plus digeste.

mardi 27 octobre 2009

Benjamin Biolay


Depuis Trash Yéyé, son précédent album, je m'intéresse à nouveau à Benjamin Biolay. Jusque-là, j'aimais ses chansons, monotones et un peu tristes, mais je les laissais à leur place et à distance, pas plus curieux que ça. Mais impossible de passer à côté de la rage, de la noirceur foudroyante consécutives à ses désillusions amoureuses, qui imprègnent désormais son écriture. Avec le nouveau La Superbe, double album encensé par la critique, Biolay a fait des progrès. Certes, le garçon est toujours aussi sombre, mélancolique et désabusé, mais il a mis de côté sa hargne adolescente, son ressentiment post-placage. Le tableau est globalement morose mais il laisse place à la lumière de temps en temps. Comme il le dit lui-même, L'Espoir fait vivre, avec toute la duplicité que cela implique. Non, Biolay ne chantera jamais l'amour au premier degré et à pleins poumons, c'est ainsi - et paradoxalement c'est heureux. En 23 chansons à la variété exigeante, le musicien, qui je le rappelle compose et écrit magnifiquement bien, a par ailleurs le bon goût de ne pas se cantonner à un seul style de chanson franco-française. Inspiré en partie par le rap mais aussi par ses maîtres français, de Gainsbourg à Bashung, son flow se prête naturellement à ses humeurs doucement torturées. Biolay, qui connaît la musique, puise aussi, et avec aisance, dans le jazz, l'électro, et se surpasse une fois encore dans les arrangements de piano et de cordes, comme en témoigne les chansons La Superbe ou encore Ton héritage, deux monuments parmi d'autres. Un chanteur français, vivant, dont on peut être fier, ce n'est pas si courant, c'est même en voie de disparation. Raison de plus pour le chérir et l'acclamer, et sans réserve.

MySpace Benjamin Biolay