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jeudi 30 juillet 2009

Regina Spektor


Je découvre avec effarement les réactions contrastées et pour le moins excessives que suscite l'artiste américaine d'origine russe Regina Spektor. Aux Etats-Unis, dans sa catégorie (chanteuse pianiste un brin fofolle, dans la droite ligne de Kate Bush, Tori Amos), c'est une vedette depuis plusieurs années, qui a notamment fait passer aux oubliettes Fiona Apple, dans un genre semblable quoique moins primesautier. Les plus médisants reprochent à Regina (comme la pizza) son éternel côté femme-enfant et surtout ses excès de vocalises à l'intérieur même de ses chansons, "oh oh oh" et autres "la la la" qui doivent séduire Arielle Dombasle mais à la longue peuvent devenir lassants et broient les nerfs des plus irascibles. Il me semble pourtant qu'à de rares exceptions près, la très jolie chanteuse (qualité que ses détracteurs lui reprochent aussi implicitement) n'abuse pas d'effets superflus dans son dernier disque Far, paru en juin dernier, et ce malgré ou grâce au déluge de producteurs stars venus l'épauler, comme Mike Elizondo (Dr. Dre, Eminem) ou Jacknife Lee (U2, REM, Bloc Party). Au contraire, les mélodies et la retenue priment sur toute forme d'ornementation. Il y a même dans le chant la fragilité, proche de la fêlure, d'un Chris Garneau, dont j'ai eu l'occasion de brièvement parler ici, l'affectation en moins. Regina Spektor en fait-elle trop ? Je ne le crois pas, à en juger notamment le clip de Laughing With, extrait du plutôt subtil et dépouillé Far, à visionner ci-dessous.



MySpace Regina Spektor

mercredi 29 juillet 2009

Clint est-il grand ?


Je viens de revoir Million Dollar Baby, de Clint Eastwood. Considéré comme un de ses meilleurs films, il avait remporté à sa sortie, sans surprise, 4 Oscars parmi les plus convoités. Je dis sans surprise car il possède tout ce que les admirateurs du réalisateur, et la grande majorité des Américains comme des Européens, raffolent : le classicisme, l'empathie avec les personnages, la dramaturgie forte, prenante. Les détracteurs de Clint, eux, parlent de mise en scène larmoyante, voire de manipulation, de chantage à l'émotion. J'ai moi-même donné, avec mon ami, dans ce débat qui divise les pour et les contre. Concernant Million Dollar Baby, je me classe sans retenue dans la première catégorie. Je ne suis pas pour autant un fan absolu de son cinéma, comme je l'avais exprimé au moment de la sortie de L'Echange. Je ne vais pas non plus nier que le film, qui raconte le parcours d'une apprentie boxeuse partie de rien et vouée à un grand destin, ne joue pas la carte de l'émotion pure et dure, quitte à s'autoriser certaines facilités. J'admets également qu'il n'y a pas plus emblématique que le personnage principal, incarné par la magnifique Hilary Swank, dans laquelle chaque spectateur est quasi forcé de s'identifier. Bref, c'est encore une histoire de rêve américain, où le courage, le travail et la volonté restent les valeurs premières. Mais, un peu comme Sarkozy avec son malaise post-jogg, la réalité reprend le dessus dans cet univers a priori sans faille. Exit Disneyland : Clint Eastwood éclipse tout le côté "positif" de son histoire pour ne s'intéresser qu'aux zones d'ombre, au revers de la médaille, mais aussi aux différents "losers" du film, tous ces personnages marginaux qui disent bien plus de choses que toutes les victoires réunies. Par ailleurs, malgré un sujet ultrasensible, il parvient cette fois-ci à éviter tout manichéisme. Nulle leçon, nulle morale n'est imposée ; juste des tas de questions existentielles que chaque spectateur est invité à se poser après la séance. Alors, je ne sais pas si Clint est grand (supérieur à la moyenne en tout cas) mais Million Dollar Baby est, aucun doute là-dessus, un grand film.

mardi 28 juillet 2009

Jónsi & Alex


Le chanteur de Sigur Rós, Jónsi Birgisson, et son petit copain Alex Somers forment depuis quelques années déjà le couple le plus "mimi tout plein" du monde du music-hall - on a beau être en 2009, j'assume ces expressions. Ils ont chacun, comme la musique de Sigur Rós, une beauté étrange, atypique. Alex conçoit les illustrations d'album du groupe islandais et, avec Jónsi, ils viennent de sortir leur premier disque créé entièrement à deux, musique et visuels confondus. C'est donc de Riceboy Sleeps, l'enfant de Jónsi & Alex, dont je vais tenter de parler. L'objet, je l'admets, est un peu embarrassant pour le fan despotique que je suis. Les familiers de Sigur Rós reconnaîtront ces longues plages de sons semblant flotter dans l'air qui font d'habitude office d'interlude entre deux morceaux, ou bien signifient le calme avant la tempête, ces fameuses montées en puissance auxquelles le groupe nous a habitué. Jónsi & Alex, eux, ont décidé d'arrêter le temps, de privilégier la lenteur, l'immobilité de ces instants. Leur musique est exclusivement ambiant : plus que de notes et de rythme il s'agit de bruitages, de chuchotements, de frémissements de cordes et de choeurs évanescents qui feraient presque douter de sa réalité. Autant dire qu'il vaut mieux être en condition pour apprécier ce disque qui incitera les contemplatifs à la rêverie et fera mourir d'ennui tous les autres. On est évidemment à mille lieues du produit de pure consommation, dont on écoute le résultat passivement. Au contraire, l'auditeur semble mis à contribution afin de combler les vides, occuper le champ libre, les silences, et projeter ainsi son propre espace, sa psyché. A écouter la nuit, cela va sans dire, et en rase campagne de préférence, entouré d'animaux réels ou imaginaires et la tête dans les étoiles.

Le site de Jónsi & Alex

lundi 27 juillet 2009

Brüno


Le rire, parfois, est jaune, comme la seyante culotte du personnage devenu incontournable, tant il va loin, capable d'offenser le plus dépravé des spectateurs. Car Sacha Baron Cohen n'est pas qu'un clown, un phénomène de foire pour émissions de télévision à grande audience. C'est surtout un agitateur qui ne se refuse aucune provocation, aucune énormité pour faire passer quelques messages. Sur le fond, rien d'original mais du très louable : le comédien / producteur / scénariste s'en prend d'abord et avant tout à l'homophobie, qu'elle soit manifeste ou plus banale, insidieuse, cachée dans les esprits les plus ordinaires. Celle qui consiste à se méfier des homosexuels parce qu'ils seraient, de notoriété publique, des obsédés sexuels, superficiels et irresponsables - donc incapables d'élever correctement des enfants. Quand Brüno, dans une émission télévisée à la Delarue, brandit son petit garçon noir comme le dernier accessoire à la mode ou tel un jouet, cela consterne, à raison, tout le monde. Tout comme le spectacle affligeant des mères de famille défilant devant Brüno afin de "vendre" leur progéniture pour des films plus qu'hasardeux. Sacha Baron Cohen, avec son personnage de has been pathétique et néanmoins hilarant, a confiance en l'intelligence de ses spectateurs. Du moins il possède le talent nécessaire, voire le génie, pour réveiller leurs consciences. Cela passe de temps en temps par des scènes ultra-osées, vulgaires, qui ne manqueront pas de choquer les esprits prudes. Le plus souvent c'est une franche rigolade où dérision et autodérision sont de mise pour apprécier ce film irrévérencieux, typiquement british, faussement bête et réellement brillant.
Bande-annonce

vendredi 24 juillet 2009

Les Beaux Gosses


Comment parler sérieusement d'un film qui ne se prend pas au sérieux une seconde tout en dressant des portraits d'adolescents plus vrais que nature ? Les Beaux Gosses, comme tout le monde le dit (mes amis en tout cas), est effectivement très drôle et réussi. Original aussi, malgré sa thématique sociologique dans l'air du temps, car adapté de la bande dessinée du réalisateur, Riad Sattouf, patronyme qui fait d'ailleurs ricaner le gamin boutonneux tapi en soi. Pour peu qu'on n'ait pas trop refoulé ses années bêtes, chacun se reconnaîtra en partie dans les personnages de cette fiction à la fois caricaturale et réaliste. Il ne faut pas la prendre au pied de la lettre, on risquerait de passer à côté de son humour graveleux, parfois cruel. Le trait est volontairement forcé mais l'attention accordée aux personnages, insupportables et attachants, donne toute sa dimension au film. Sattouf, qui dirige de façon remarquable ses comédiens (les ados mais aussi la mère jouée par la démente Noémie Lvovsky), installe une proximité, une connivence immédiate qui rappelle le lien, intime, entre une BD et son lecteur. Ce côté artisanal et familier se retrouve également dans la bande-son du film, co-composée par le réalisateur et Flairs. Des sons synthpop vintage et naïfs mais aussi du rap parodique plus vrai encore que l'original. Trop trop fort !

jeudi 23 juillet 2009

Bancs publics


Si je n'avais pas l'âge que j'ai ni suivi la filmographie de Bruno Podalydès, j'aurais sans doute fait l'impasse sur Bancs publics, sa dernière comédie à l'affiche. Je n'aime pas ce qu'on appelle les films dits "chorale" (pardon mais c'est un peu une expression à la con, je trouve...), encore moins ceux qui accumulent les têtes d'affiche pour plaire au plus grand nombre et sans prise de risque aucune. Bancs publics n'hésite pas à jouer la surenchère au niveau du casting, en convoquant de nombreuses stars pour quelques répliques mais aussi les habitués de la "famille" Podalydès, comme Isabelle Candelier, de loin la plus drôle et plus douée, avec l'autre Podalydès, Denis, dans le rôle principal. Sans surprise, le côté gratin de stars ne m'a pas vraiment séduit, à l'exception de Chantal Lauby et Catherine Deneuve, parfaites. Mais cette histoire de solitude urbaine, qui interpelle les personnages de la première partie du film (la deuxième moitié, à quelques exceptions près, est laborieuse et poussive), manque un peu d'excès et de folie à mon goût. Après Versailles Rive gauche et Dieu seul me voit, cette suite versaillaise génère un rire triste, presque convenu, et souffre d'une sérieuse baisse de régime dans son rythme. J'attendais mieux du réalisateur, dont les anciens films m'ont fait rire de bout en bout, bien que l'on retrouve encore ce mélange de farce, de tragi-comique et d'émotion propres à son cinéma. Cette fois c'est un cran en dessous : pas mal mais pas plus que ça.

mercredi 22 juillet 2009

Moby


Hier soir, lors d'un dîner donné en l'honneur du programmeur de cette application (bon anniversaire, Kiki !), quelqu'un, parmi les quatre personnes présentes, a mis un disque, un vrai. Un CD de Moby, presque aussi vieux que le monde, Play. J'ai constaté, non sans effroi, qu'il était déjà sorti il y a dix ans. Le choc passé, je me suis rappelé à quel point j'avais écouté cet album et combien je l'avais chéri, de nombreuses années durant. A l'époque, mélanger des nappes synthétiques (je parle de musique, pas de ma décoration de table) à des voix gospel relevait de l'inédit, du moins rien de très familier. Le savoir-faire électro du petit homme bondissant s'accordait à sublimer de merveilleuses voix resurgies d'on ne sait où, avec grand effet. Entre-temps, Play et l'intégralité de ses chansons archicélèbres ont fait le tour de la planète et ont servi de support à des films, des publicités, voire des émissions de télé, jusqu'à saturation totale. Depuis, Moby décline, en un peu moins bien (quoique j'aime le successeur de Play, 18), la même musique atmosphérique et s'éloigne régulièrement de l'électro pour aller vers la pop, en offrant sa propre voix, notamment en duo avec Mylène Farmer. En perte de crédibilité depuis quelques années, leur complicité, renouvelée sur le dernier disque de la chanteuse, n'arrange pas l'image de l'artiste. Pour ma part, je n'ai pas pour autant renoncé à parler en bien de Moby. Malgré son dernier disque, Wait For Me, ignoré de la critique, sans doute à juste titre puisqu'on n'y entend rien de nouveau ni de pertinent, juste quelques titres évanescents qui réveillent le nostalgique en moi. Je ne peux pas non plus encenser le DJ qui, depuis début juillet, officie le vendredi soir, à minuit, sur Virgin Radio, car je n'ai pas encore eu l'occasion de l'écouter. En revanche, je souhaite affirmer ici que son disque Last Night, paru l'an dernier, était plus que digne d'écoute. Largement orienté dance, avec des incursions hip-hop, il rappelle le parcours de l'artiste new-yorkais et notamment ses débuts house et techno, tout en apportant la touche Moby, reconnaissable entre toutes. Tout en cumulant les références et les styles musicaux, il parvient à rester uni et personnel. De l'intime et de l'émotion sur le dancefloor : quand il ne se parodie pas, Moby peut encore séduire.

MySpace Moby

lundi 20 juillet 2009

Twilight, le film


J'ai peut-être passé l'âge de voir le dernier Harry Potter - ça tombe bien, ça ne me dit rien de toute façon - mais qui pourra se moquer de mon engouement pour Twilight ? J'ai beau avoir mordu à l'hameçon à cause de son héros pâlichon, comme des tas de jeunes filles pubères, je peux toujours invoquer que c'est d'abord et avant tout un film de vampires - ils n'ont jamais été aussi à la mode, du cinéma d'auteur à la médiocre série d'Alan Ball, True Blood, que j'ai déjà chroniquée en avril. Je peux aussi rappeler qu'il est tiré d'un livre d'une écrivain désormais célèbre, Stephenie Meyer, et que c'est encore une femme, Catherine Hardwick, qui a signé la réalisation du film. Je n'ai pas lu le livre mais son adaptation à l'image, dans le chapitre I Fascination, se concentre sur l'histoire d'amour contrariée mais non impossible de ses deux tourtereaux. Ils évoluent dans une Amérique ordinaire et séduisante, superbement filmée et stylisée dans des teintes bleutées et gothiques, à la fois sombres et lumineuses. Les humains, des Américains moyens et sympathiques, y côtoient des vampires obéissant plus ou moins à leurs instincts, ce qui laisse peser un danger permanent - et un suspense intenable pour tout spectateur un tantinet fleur bleue. Les amateurs de Buffy et Angel, les séries précurseures de Joss Whedon, restent en terrain connu. Twilight décline, à son tour, le thème de la lutte contre le mal en se gardant de toute caricature. En l'occurrence, les personnages vampires tentent de résister à leurs propres démons ou sinon de vivre en harmonie avec ceux qui les rongent. Paradoxe dans lequel chacun de nous, ado attardé / adulte torturé, peut se reconnaître. Je m'étendrai moins sur le côté mièvre de l'histoire d'amour (notamment la scène sirupeuse où Robeeeeeeert !! Pattinson joue du piano pour sa bien-aimée) et la bande-son qui cible justement un public juvénile - Linkin Park, Paramore, Muse. Mon indulgence me pousse également à fermer les yeux sur l'intrigue prévisible du scénario, qui fait s'achever Twilight épisode 1 non pas comme un film à part entière mais comme une série dont on se retrouve malgré soi dépendant. Le titre de ce premier épisode, Fascination, n'est pas anodin ; question d'esthétique avant tout. Robert et Kristen Stewart, dont on parle moins, semblent littéralement absorber la caméra, et les scènes dans la nature, notamment la forêt, filmée avec sensualité, ont un pouvoir d'attraction quasi magique. Joli spectacle pour les yeux donc dont la suite est attendue au cinéma en novembre prochain.

vendredi 17 juillet 2009

Lady Gaga versus La Roux


L'une est blonde et américaine, l'autre est rousse, comme son pseudonyme le suggère finement, et anglaise. Le match, qui rappelle vaguement le duel Madonna / Mylène Farmer, un peu daté, oppose depuis quelque temps déjà Lady Gaga et La Roux. La seconde est furieuse quand on l'associe à la première. Rien à voir, à ses yeux, entre ses chansons néo-eighties et les dérives R'n'B de Lady Gaga, immense vendeuse de disques qui fait effectivement le lien entre musique noire commerciale (soupe ?) et pop estampillée années 1980, notamment via les références déclarées de l'artiste, de Queen à Madonna. Ce qui rapproche l'une et l'autre, en dépit de leurs différences, c'est leur art du recyclage, la production synthétique et dansante, et le soin accordé à l'image qui font de chacune d'elles des stars / starlettes pop, toutes proportions gardées. Car malgré sa couverture des Inrocks, le public de Lady Gaga est bien plus étendu que ne l'est celui de La Roux, icône branchée un peu limitée dans ses références new wave, d'Erasure à Human League, et, ceci expliquant cela, surtout populaire en Angleterre. Pour être honnête, la musique de La Roux a un peu plus de classe que celle de Lady Gaga, volontairement aguicheuse et grand public. Entre les deux voix, l'une froide et haut perchée, l'autre chaude et puissante, il y a un fossé culturel de taille. Côté mélodies et production, Lady Gaga mange à tous les râteliers, pioche dans 25 ans d'histoire pop, d'Eurythmics à Kanye West, mais le résultat est là : l'une me soûle et me glace, l'autre m'éclate et me donne envie de danser. Faute de goût peut-être, mais j'assume mes penchants.

MySpace Lady Gaga

MySpace La Roux

jeudi 16 juillet 2009

Chairlift


Ecrire sur un artiste ou un groupe de musique a toujours fait débat chez moi - je sais, c'est un comble. D'abord parce qu'on prend toujours le risque d'être chiant, ou bêtement descriptif, que la musique, souvent intuitive, se dérobe à toute analyse technique. Plus exactement peu de critiques en sont capable (moi encore moins), alors ils compensent comme ils peuvent en brodant à coups d'impressions subjectives et d'enchaînement de références, afin de donner un peu de corps à cet art si impalpable, irrationnel. L'exercice est plus ou moins périlleux, surtout quand il s'agit de dire du bien, et a tendance à engendrer le même type d'articles (style Inrocks, pour faire court, plein d'esprit, de métaphores et de vocables à la mode). Les artistes sans étiquette, qui ne se définissent ni ne s'apparentent à tel ou tel courant, sont une aubaine ou au contraire un pensum pour qui souhaite s'y pencher. En général ce sont les plus originaux, les plus inventifs. Le groupe américain Chairlift en fait sans doute partie (voilà, entre autres, où je voulais en venir !) Parce qu'ils sont de Brooklyn, qu'ils mélangent sonorités synthétiques eighties, folk et un certain psychédélisme, on a tendance à les ranger aux côtés de la nouvelle scène new-yorkaise, près de MGMT et consorts, tout en constatant leurs différences. Pour ma part, Chairlift me séduit pour ses mélodies accrocheuses (je rappelle qu'ils ont déjà vendu leur âme à Apple avec la chanson Bruises dans le spot iPod Nano), mais aussi ses ambiances plus lentes de saloon et ses chœurs éthérés (j'ai pensé à Paula Frazer de Tarnation ou encore à Elysian Fields). On peut y voir un voyage dans l'Amérique entière, qui abolirait les frontières entre urbanité et contrées désertiques, électro-pop et country, neuf et ancien. Chairlift (télésiège, en français) contemple le paysage, en douceur et avec une certaine hauteur. Ils peuvent m'emmener là où ils veulent, je suis le mouvement.
MySpace Chairlift