lundi 15 décembre 2014

Mostra de Cinema Italià de Barcelona

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Suite et fin du festival de cinéma italien à Barcelone (GRATUIT, mais places limitées). Huit films inédits en Espagne, et primés dans différents festivals cette année (Cannes, Venise, Londres, Toronto…), auront été projetés durant cette troisième édition organisée aux cinémas Verdi jusqu'au jeudi 18 décembre. Parallèlement à cette sélection sont proposés des courts métrages et une sélection de films également inédits sur le thème Cinéma italien et immigration. Les invitations (pour deux personnes) sont à retirer sur place le jour de la projection, à 17 heures. Mieux vaut venir en avance car l'événement est très convoité…
Mostra de Cinema Italià de Barcelona, jusqu'au 18 décembre.

samedi 13 décembre 2014

Owen Pallett

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Burak Cingi/Redferns via Getty Images

On connaît tous un peu Owen Pallett sans le savoir. Le chanteur violoniste (ex-Final Fantasy) a réalisé de nombreux arrangements de cordes pour ses amis de la chanson : Beirut, The Last Shadow Puppets, Grizzly Bear, The National, Mika, les Pet Shop Boys, Arcade Fire… Avec ces derniers, il a notamment joué de son violon lors du dernier festival Primavera. Avec William Butler, membre d'Arcade Fire, ils ont aussi composé la BO de Her de Spike Jonze, qui leur a valu une nomination aux Oscars. Musicien accompli et sur-sollicité, il œuvre également pour lui-même de façon remarquable. In Conflict, son dernier album, recrée un univers pop et électronique avec un orchestre entier, mais sans emphase. Un lyrisme contenu qui le distingue d'un Rufus Wainwright, avec qui on est tenté de le comparer. Simplicité, sophistication et savoir-faire réunis en un seul homme. Canadien. Gay. En tournée. Adopté !

Owen Pallett avec son groupe ce soir samedi 13 septembre à l'Apolo.

vendredi 12 décembre 2014

St. Vincent

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Dans la catégorie "film sans génie mais qui fait du bien l'hiver", on aime bien celui de Theodore Melfi, son premier. St. Vincent, c'est fait exprès, fera plaisir aux fans de Bill Murray qui ne se sont pas toujours pas remis d'Un jour sans fin et guettent régulièrement son twitter rempli d'hilarants aphorismes. Le film entier est bâti autour de ce personnage principal affreux, sale et méchant mais qui va se révéler (évidemment) de moins en moins odieux grâce à son nouveau voisin de 10 ans. Un ange, une brute, et des personnages secondaires qui pourraient tout aussi bien être principaux (Naomi Watts est géniale en "lady of the night" au délicieux accent russe)… Truculent mais piégé par les bons sentiments, St. Vincent pèche finalement par manque de méchanceté. C'est dommage, pas dommageable puisque le plaisir demeure.

A voir en salles à Barcelone et sur Netflix en France.

jeudi 11 décembre 2014

Mommy

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On pensait qu'on l'aimerait, on avait envie de l'aimer. Mais non, rien à faire, on n'a vraiment pas adoré le Mommy de Xavier Dolan. On, c'est moi, mais en relisant le concert de louanges que le jeune "prodige" a reçues, on se sent un peu moins seuls à la troisième personne. On se dit qu'on a raté quelque chose, que c'est pas possible de pas aimer Mommy. On a même peur de dire à quel point on a apprécié ses anciens films, mis à part celui d'avant (Tom à la ferme), de peur de passer pour un snob élitiste pour qui c'était – forcément – mieux avant, quand personne ne les voyait, ses films. Mais non, nous aussi, comme Xavier Dolan, on a adoré Titanic de James Cameron (et même Avatar !) et on a même été ému par son discours larmoyant à Cannes. Il va falloir maintenant s'expliquer sur le pourquoi. Pourquoi on n'est pas tombé en amour avec Mommy. Et là, étrangement, on a envie de s'abstenir. Car Mommy a beau être agaçant, bien trop explicite pour séduire, on se dit qu'il n'existe pas pour rien. Qu'on peut même, à bien y réfléchir, lui accorder un ou deux moments de beauté que le trop-plein d'intentions n'a pas réussi à noyer dans les effets "choc" de la mise en scène et la direction appuyée d'acteurs. Attention, c'est du lourd, à faire saliver les vedettes d'Hollywood en mal de prix d'interprétation. Comme son personnage principal, le film quémande un amour qu'il a reçu à l'origine de toute évidence, mais qu'il défie sans cesse, pour mieux le questionner. Pour certains, ça marche et c'est bouleversant. Mais on a beau aimer l'excès, le lyrisme et le drame, on repassera pour les larmes.

mercredi 10 décembre 2014

Yelle

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Yelle et le "désamour" français, c'est un peu comme, toutes proportions gardées, Pedro Almodóvar avec les Espagnols. Idolâtrée à l'étranger – elle fait, ouh lala, sensation aux Etats-Unis –, la Bretonne découverte sur MySpace il y a bientôt dix ans agace voire indispose les haters de son propre pays. A l'exception bien sûr des branchés, qui en raffolent. Avec son troisième album, Complètement fou, la chanteuse haut perchée, qui ne bouderait pas un succès à la Katy Perry, a décidé de passer à la vitesse supérieure. L'esprit n'a pas changé, un univers pop synthétique gentiment décalé, mais la production rompt avec l'amateurisme affiché d'antan grâce à la contribution de Dr. Luke, gros faiseur de tubes mastoc (Katy Perry toujours, Britney Spears…). L'Espagne elle aussi goûte les artifices de la Frenchie : pas étonnant, ses mots facilement identifiables sonnent à la fois exotiques et familiers et l'univers visuel est plus que jamais vif et coloré. Elle sera, dingue ! au Razzmatazz vendredi 12 décembre, entre deux prestations à Valence et à Madrid et avant Paris (France).

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