Michael Jackson


Plus d'une semaine d'absence, entre-temps un certain mythe du monde de la musique a définitivement plié bagage mais, promis, je n'irai pas de mon couplet "ah que c'est malheureux et quel génie, mon Dieu, quel grand artiste nous perdons là...". La vague de réactions désolées, que je partage en partie, me rappelle celle qui avait suivi, en France, la mort de Serge Gainsbourg et surtout l'engouement propre aux artistes fraîchement décédés (pardon pour l'expression). Avec Michael Jackson, c'est encore plus flagrant, de par son statut international mais surtout à cause de sa fin de parcours. A part ses vrais fans, purs et durs, plus personne ne croyait en lui et il continuait de subir les moqueries, voire l'opprobe, du plus grand nombre. Depuis le 25 juin 2009, Bambi est passé dans une tout autre catégorie, celle qu'on lui collait il y a une vingtaine d'années lorsqu'il était au sommet de sa carrière : génie musical de la fin du XXe siècle. Ce sont d'ailleurs les chansons des Jackson Five, ou encore de l'album Thriller qu'on entend actuellement en boucle, où qu'on soit. Samedi matin, Barcelone, plage de Mar Bella, Michael Jackson. Samedi soir, Paris, soirée Popin Gay au Point Ephémère, encore Michael Jackson. Bambi refait pleurer dans les chaumières et surtout danser, c'est à la fois triste et tant mieux. Comme presque tous les garçons et les filles de mon âge (33), j'ai moi-même acheté ses vinyles avant de les racheter en CD. A 21h30 jeudi soir, sur mon ordinateur portable, la chanson Jam joue via la playlist de DJs espagnols, The Chasers, que je me prépare à entendre à la soirée Somoslas de Barcelone. De retour à l'hôtel dans la nuit, j'apprends la mort de l'artiste. Ce soir-là, des milliers de gens ont vraisemblablement vécu la même coïncidence.