Magic In The Moonlight

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Les Espagnols, comme les Français, sont fans de Woody Allen. Qui plus est le réalisateur de 79 ans, qui n'a pas peur de se répéter (ou, plus juste, qui ne peut s'en empêcher) séduit toujours, c'est miraculeux. Après Blue Jasmine, Magic In The Moonlight peut sembler plus "faible", ou mineur. Mais, comme souvent chez Woody Allen, il a gagné en légèreté sans verser pour autant dans le superficiel. Son histoire de médium lunaire confrontée à un magicien rationnel et imbu de sa personne a quelque chose d'attendu. On sait à peu près où on nous mène mais, contre toute attente, on se laisse porter. Aussi étrange et incroyable que la mésaventure du personnage incarné par Colin Firth. Dans son cheminement un brin pervers, lui, double transparent du cinéaste, il nous amène à partager ses tourments – et ses doutes. Et, abracadabra, la joie demeure. En espagnol, l'illusion (ilusión), c'est aussi l'espoir…